Mardi 3 décembre 2019

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Hellooooo ! Comment ça va ? Bien j'espère !

 

Bon. J'ai quelque chose à vous dire. J'en ai déjà parlé sur Instagram et Facebook mais il est grand temps que j'en parle aussi ici, aux principaux intéressés, c'est à dire vous, les abonnés de ce blog. Alors voilà (le suspens est à son comble), je vous annonce officiellement que (roulement de tambours)... j'ai décidé de reprendre mon blog. Tadaaaaah !!! (bon, là, vous ne le voyez pas mais il y a une grande fanfare qui joue un air triomphant pendant que des gens jettent des confettis et s'embrassent en écrasant de grosses larmes d'émotion... c'est bouleversant).

Eh ouais, ça y est, je me suis enfin décidée. Comme je le disais l'autre jour sur un autre post, j'avais créé ce blog en août 2010 pour y partager mes créations en polymère et puis, prise par le tourbillon des réseaux sociaux, je l'avais lâchement délaissé pour Facebook que je trouvais, à l'époque, plus rapide, plus simple d'utilisation et surtout plus interactif à mon goût (un peu trop peut-être, aujourd'hui, avec le recul. Bref).

Je dois reconnaître humblement que, à ce moment là, Facebook était plus rassurant et plus gratifiant pour l'angoissée et la dé-sécurisée de nature que j'étais. Quel délectation de voir ce compteur de "likes facebookiens" qui enflait à vue d’oeil, tous ces commentaires qui affluaient, toutes ces sollicitations et toutes ces invitations à devenir amis, ah lalaaaaa ! (mouais, amis, quel bien grand mot quand on y pense). C'était grisant. En tout cas, moi, ça m'a grisée et je suis tombée dedans à pieds joints. Mais j'ai vite déchanté ; enfin, "vite", ça aussi, c'est un bien grand mot. Il m'a fallu quand même quelques années de déboires et quelques claques dans la gueule pour comprendre que tout ça, pour la majeure partie, c'était du vent. Je ne sais plus qui a dit "être célèbre sur Facebook, c'est comme être riche au Monopolis" mais, grand Dieu, il avait bien raison. Bref. Qu’est-ce que je disais...

Oui ! Au début, quand j'ai créé ce blog, je ne connaissais personne dans le domaine de la polymère, et personne ne me connaissait. Je patouillais peinarde dans mon coin, juste pour le plaisir de créer et j'écrivais des articles pour moi, juste pour le plaisir de partager les choses que j'aimais. C'était léger, simple, bon enfant, sans prise de tête. Et puis, plus j'ai avancé, plus j'ai ressenti la pression "médiatique". Je sais que ça peut paraître prétentieux de dire ça mais c'est la stricte vérité, je vous parle de cœur à cœur (et ceux qui connaissent mon parcours savent de quoi je parle). Presque 10 ans plus tard, je réalise qu'il n'y a rien de plus jouissif et agréable que l'anonymat. Dès que tu es un chouilla médiatisé, c'est mort. On te scrute, on t'attend au tournant, tu es passé au crible et tout ce que tu dis, fais, publies etc, est décortiqué, analysé, mâché, craché, trié, jugé, étiqueté et classé. PAF ! Affaire suivante. C'est une pression constante. En tout cas, pour moi, ce fut le cas. Je vivais avec la crainte constante de ne pas dire ou de ne pas faire ce qu'il fallait. Le plus dingue, c'est que ce n'était pas de ma propre communauté de "fans" ou "d'abonnés" que j'avais "peur" ! Non, vous, vous avez toujours été au top. Vous êtes là depuis le début à venir admirer la moindre chose que je poste, à me faire des compliments, à m'encourager, à partager mes articles, me laisser des petits mots gratifiants et adorables... non, vous, vous avez toujours été aimants, fidèles et bienveillants et je vous en remercie de tout coeur. Je parle "des autres", de cette petite poignée de divas à l'égo démesuré qui font aussi de la polymère et qui attendent patiemment, tapies dans l'ombre, l'écume aux babines, que vous vous cassiez la gueule. Ce genre de hyènes assoiffées de sang qui guettent la moindre petite publication pour ensuite aller baver sur vous avec les autres membres de leur troupeau :

"Non mais... vous avez vu sa dernière création !? vous trouvez pas que ça ressemble étrangement à une création que Truc-Bidule-Machin-Chose !? Mais Siiiiiii ! regardez bien ! c'est exactement de la même couleur !!"

 - Mais carrément ! Et en plus elle a fait une forme que je suis la seule à faire depuis des années, de quel droit elle se permet de faire un bracelet de cette forme sans même me demander la permission ?! C'est du plagiat !"

 - et moi alors ! moi qui ai inventé l'imitation planche de bois pourrie, regarde, on dirait pas mon oeuvre !? c'est un scandale ! C'est mon tuto à moi et je suis la seule au monde à le faire !"

 - Bon, venez, les copines, on va lui pourrir sa réputation dans un groupe fermé, comme ça au moins, on est sûr de bien foutre la merde sans qu'elle puisse se défendre !"

(Toute ressemblance avec un groupe de personnes connues ne serait que pure coïncidence, mouhahaha).

Non mais, on rigole, on rigole mais c'est ça. Et toutes celles qui sont dans ce milieu depuis au moins aussi longtemps que moi vous le confirmeront. Certaines se lèvent le matin, ouvrent leur PC comme on ouvre un frigo et se demandent tout en baillant "aloooors, qui je vais bien pouvoir bouffer aujourd'hui....".

C'est pathétique mais c'est vrai.

Et c'est à cause de "ça", de cette petite minorité soit-disant influente que, petit à petit, ce feu créatif qui m'animait a commencé à s'éteindre. Je ne prenais plus de plaisir à rien. Dès que mes doigts se posaient sur mon bout de pâte, mon esprit se figeait. J'étais en stress permanent car je devais faire attention à tout, à la couleur, à la forme, au style, à l'ethnie, à "l'inspiration"... Mon atelier n'était plus mon havre de paix, créer n'était plus ma récréation, mon jardin secret... c'était devenu une source d'angoisse et de souffrance quotidienne. J'aurais pu m'en foutre complètement et créer sans tenir compte de l'avis des autres, me direz-vous - et c'est certainement ce que j'aurais dû faire, d'ailleurs - mais dans l'état émotionnel où j'étais, c'était juste impossible. Trop sensible, trop émotive, trop fragile, trop écorchée vive et trop esquintée pour ce monde impitoyable. Alors j'ai rangé mes outils, je suis rentrée dans ma grotte et j'ai hiberné. Là au moins, j'étais à l'abri... invisible, éteinte, frustrée, triste, presque inexistante - à leur grande joie - mais indemne. Durant cette hibernation - que l'on appelle aussi communément la "dépression" - je suis passée par des moments difficiles, j’ai même failli mourir il y a deux ans et demi. Attention, je ne dis pas ça pour faire pleurer dans les chaumières, hein, pas du tout. J'ai bien conscience que nous passons tous par des épreuves et des moments pas faciles dans nos vies et que personne n'est épargné. Mais ce que je veux dire par là c'est que ce sont justement ces choses pas faciles qui ont contribué à ma reconstruction. Comme un minerais en fusion passé au creuset pour en sortir débarrassé de toutes ses impuretés, le "melting-pot" de la vie a fait son œuvre. J'ai priorisé, j'ai pris du recul, je me suis focalisée sur l'essentiel et ça a marché. grâce au soutien de mes proches, grâce à ma foi et à une bonne psychothérapie basée sur la reconstruction de l'image propre, j'ai vu un filet de lumière passer sous la porte de ma grotte et j'ai décidé de sortir au grand jour. Les saisons étaient passées, j'avais appris, changé, grandi, mûri, évolué... vieilli aussi. Aujourd'hui, me voilà (presque) toute neuve (ouais bon, du neuf d'occase, on est bien d'accord), mais presque débarrassée de tous ces déchets nocifs et délétères. Il me reste encore quelques séances, mais je suis en bonne voie, parait-il ^^. Peu à peu, j'apprends à me libérer de cette pression de la performance, de cette course à la popularité à n'importe quel prix, de ce stress de la réussite, de cette quête absolue de l'approbation, de ce besoin viscéral de reconnaissance de mes aînées, de ce besoin vital d'être aimée par tout le monde, de cette peur d'échouer, peur d'être moi-même, peur de décevoir, peur de déplaire, peur d'être rejetée... (et là tu te dis "put**n, sa psy, la pauvre ! ^^). Bref, aujourd'hui, j'ai décidé d'arrêter d'avoir peur et de vivre la vie que j'ai toujours eu envie de vivre, à savoir, faire ce que j'aime : créer ce que j'ai envie de créer en toute liberté, sans me poser de question, et partager avec vous ce que j'ai envie de partager sans me soucier de ce que "les autres" en penseront. ♪ ♬"Libéréééée, délivrééééée !"♪ ♬ (on ne s'en lasse pas, hein).

Aujourd'hui, à presque cinquante ans (ouais je sais, on dirait pas ^^), j'ai envie de partager plein de choses avec vous, et pas que de la polymère ou des loisirs créatifs. J'ai envie de parler de mes expériences, de papoter sur tous les sujets qui m'intéressent, de vous confier des choses plus personnelles, plus profondes aussi, pas forcement plus graves, mais j'ai envie de parler de tout ce que j'aime, de ce qui m'anime, me passionne, bref, de ce qui fait que je suis celle que je suis. Et pour cela, j'ai besoin d'un format moins interactif que FB ou Insta, d’un espace plus posé qui pourrait plaire à un public plus mature, plus diversifié et, surtout, un public qui n'a pas peur de lire (même quand 'y a pas d'image, ha ha).

Comme je trouvais le nom "Les Fantaisies de Pïnklily" un peu trop enfantin et démodé pour une femme de mon âge, j'ai décidé de le renommer. Je voulais un nouveau nom pour un nouveau départ. Vous avez été nombreux à me soumettre tout plein d'idées, et je vous en remercie chaleureusement, mais j'avoue sincèrement que je n'ai pas eu le coup de coeur. Et puis un matin, alors que j'étais en train de travailler sur ce texte, j'ai repensé à la métaphore du creuset et ce fut l'illumination. Je voulais un nom qui soit le mélange de tout ce que je suis, de tout ce que j'aime, de tout ce que j'ai envie de partager avec vous, que ce soit sur l'hygiène de vie, la marche, la mode, la famille, la déco, la bouffe (très important la bouffe), l'art, la vie en général. Un nom qui résume la "Pïnk" que j'étais, que je suis encore et que je serai certainement toujours. J'ai pensé au mot anglais "melting-pot", ce fameux creuset où l'on affine par le feu certains métaux (On s'en sert aussi en cosmétique pour faire fondre différents ingrédients et fabriquer des cosmétiques, bref). Et c'est devenu, en un jeu de mot, une évidence :

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Melting Pïnk©

A partir d'aujourd'hui, ce blog sera le recueil de tout ce qui constitue mon univers. Viendra lire qui voudra, aimera qui aimera, peu importe, "what you see is what you get", en d'autres mots "ce que tu as là, c'est moi, c'est ce que je suis ; et je préfère être détestée pour ce que je suis que d'être aimée pour ce que je ne suis pas".

 

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Merci d'être à mes côtés dans cette aventure. Je vous embrasse. Prenez soin de vous ★

 

(¯`·..·¯`· ..-> Pïnk

 

PS : J'espère avoir le plaisir de vous lire dans l'espace commentaire. Merci de vous exprimer librement tout en veillant à rester aussi respectueux que possible les uns envers les autres. Nous avons tous le droit de ne pas être d'accord, mais nous n'avons pas le droit d'agresser ou imposer nos idées aux autres. Merci d'avance.

PS 2 : Je partage pas mal de choses et interagis souvent en story sur instagram, donc n'hésitez pas à venir vous abonner chez moi ♥ bisous !